| | Les avantages du site originel, qui s'étend sur 105 km², sont multiples. Les îles, beaucoup plus nombreuses autrefois, ont facilité le franchissement du fleuve – en premier lieu celle de la Cité, qui a constitué aussi un site de défense. Les nombreuses terrasses insubmersibles, proches du fleuve, surtout sur la rive droite, d'abord du pont Notre-Dame au Pont-Neuf (30 à 35 m), ont permis l'extension de la ville. Dans Paris, la Seine est à peine à 29 m au-dessus du niveau de la mer. L'extrême découpage, en buttes, des rebords des plateaux de l'Île-de-France est dû à des phénomènes structuraux, ondulations et failles, mais aussi aux confluences, notamment de la Marne et de la Seine, et aux déplacements latéraux des deux fleuves.
Le col de la Chapelle, au nord, et la vallée de la Bièvre, au sud, sont des voies de passage; avec la vallée de la Seine, de direction générale sud-est / nord-ouest, cet axe nord-sud constitue la «croisée de Paris». La cuvette parisienne est entourée d'une véritable ceinture de forêts à peine interrompue au nord-est de la plaine de France, entre la forêt d'Ermenonville et l'ex-forêt de Bondy; cet axe nord-sud appartient à une sorte de grand couloir déboisé, passant, du sud au nord, par Montlhéry, Paris, Saint-Denis, Écouen, Viarmes...
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